Invitation du SYNNOV à l’Ecole des Mines autour de Jean-Louis BEFFA

Jean-Louis BEFFA, Président d’honneur et administrateur de la compagnie Saint-Gobain et co-Président du Centre Cournot pour la recherche en Economie.

Dans son livre « La France doit choisir », Jean-Louis BEFFA décrit l’urgence de réagir face à la crise. Il présente ainsi sa vision et les mesu-res à prendre pour renouer avec la croissance.

La France peut encore choisir son avenir, mais elle doit le faire sans attendre.

L’événement sera suivi d’un cocktail.

 

Compte Rendu 

Présentation du livre « La France doit choisir » & Débat sur la ré industrialisation ou la nouvelle industrialisation ?
Le SYNNOV a organisé le jeudi 22 Mars 2012 un nouveau « Rendez-vous de l’innovation » à l’Ecole des Mines. Le lieu, qui réunissait plusieurs anciens élèves membres du SYNNOV, n’est pas anodin. En effet, Jean-Louis Beffa, Président de l ‘association des anciens de l’école, grand industriel, est venu présenter son livre « La France doit choisir » et sa vision d’un retour à l’industrialisation ou d’une nouvelle industrialisation pour la France voire pour l’Europe.
Sa vision commence par un constat macro-économique simple : les balances commerciales des Etats qui ont choisi la voie unique du service et qui ont négligé l’industrie sont toutes des balances commerciales négatives y compris aux Etats-Unis avec les champions de l’Internet comme Google. Par ailleurs, Jean-Lous Beffa rappelle que le monde économique ne s’est pas simplifié et standardisé comme on aurait pu l’imaginer à la suite de l’effondrement du bloc soviétique. Au contraire, on observe une grande diversité des modèles qu’il explique parfaitement dans son livre en insistant sur les vertus des modèles allemands et japonais qui privilégient les visions d’investissement et de long terme.
Pour sa part, la France aurait fait le choix depuis 1983 d’un modèle libéral-financier en abandonnant progressivement sa vocation industrielle et son précédent modèle commercial-industriel qui avait entrainé la richesse de notre pays alors.
Jean-Louis Beffa essaie avec force de nous sensibiliser à la question d’un retour à une société industrielle créatrice de valeur et d’emplois en France et en Europe. Tout en soulignant les vertus du modèle allemand et de la co-gestion des entreprises dans ce pays, il reste vigilant sur la place de l’Etat qui aurait à retrouver le rôle d’un Etat-stratège en dehors de l’entreprise. Il propose l’ouverture du capital pour aider les PME à passer un cap de croissance obligatoire. Il ne croit pas à l’hyperspécialisation des pays au sein de l’Europe avec comme moteur une Allemagne industrielle et une France championne du secteur des services. Il souligne que la gouvernance de l’Europe actuelle n’est pas efficace et que l’euro a servi ces dernières années d’ « anesthésiant » pour les français, leur permettant d’avoir artificiellement une monnaie forte, soutenue par la dette, et leur permettant d’acheter à bon prix les matières premières.
Un échange ouvert et direct avec Jean-Louis Beffa a permis d’aborder des questions liées à la fois à la France, à l’Europe, au financement des entreprises et à notre avenir. Jean-Louis Beffa s’interroge sur le manque de goût des Français pour la modernité tout en remarquant la puissance de l’Asie et notamment de la Corée du Sud. Défenseur de l’industrie, Jean-Louis Beffa défend aussi « l’art de vivre français » non de façon nostalgique mais plutôt avec la volonté d’amener la France à savoir « monétiser » ses atouts. Sa vision est celle du génie français, à la fois de haut niveau et pragmatique.
Ce « Rendez-vous de l’innovation » a particulièrement été réussi et a permis de vérifier que cette vision d’un grand industriel n’est pas opposée à l’ère du numérique, un avion évoluant bien mieux et plus vite avec deux réacteurs.
Un cocktail a ensuite permis de prolonger de façon décontractée les échanges.
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